Yanick Lahens
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Passagères de nuit
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Toujours avancer sans se retourner, c’est ce que murmurent à Yanick Lahens les femmes de sa propre lignée dans ce puissant roman des origines, comme arraché à son quotidien à Port-au-Prince.
Née en 1818 à La Nouvelle-Orléans, Élizabeth n’a pas reculé quand, victime de deux tentatives de viol, elle a freiné les élans prédateurs d’un ami de son père. Sa grand-mère, ancienne esclave arrivée d’Haïti au début du siècle dans le sillage du maître qui l’avait affranchie, lui a donné un exemple de résistance silencieuse : devenue une commerçante prospère, elle n’a plus jamais accepté de se soumettre au désir d’un homme. Confiante dans la force qu’elle a tôt transmise à sa petite-fille en l’invitant dans la ronde mystérieuse des divinités vaudou, elle n’hésite pas à couvrir sa fuite : Élizabeth embarque pour Port-au-Prince, où nous la retrouverons bien des années plus tard, aux commandes de sa vie, mère d’un homme qui traverse la ville en libérateur.
En cette année 1867, rien ne destinait Régina, née pauvre parmi les pauvres, à rencontrer le général Léonard Corvaseau. C’est pourtant à son côté que va se poursuivre sa trajectoire d’émancipation.
Avec ce portrait en miroir de deux femmes, ses lointaines grands-mères, qui reconnaissent chacune en l’autre « une semblable, une sœur échappée à la rudesse des conventions », la grande romancière haïtienne nous offre un magnifique hommage à toutes les Passagères de nuit (à commencer par celles des bateaux négriers), ces vaincues de l’histoire dont la ténacité et la connivence secrète opposent à la violence du monde une lumineuse vaillance.
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« Sous la prose en tamisée de Yanick Lahens, lauréate du Grand Prix du roman de l’Académie française, destins brisés, sortilèges et hiérarchies ethniques et raciales délirantes en Haïti composent un récit envoûtant de la vie de trois générations de femmes où murmures et violences se confondent. » – Frédéric Pagès, Le Canard Enchaîné
« Yanick Lahens possède un talent de conteuse, un art de la description des lieux et des coutumes. » – Jean-Rémi Barland, La Provence
« À l’ombre de l’Histoire, Yanick Lahens, poétesse de l’intime, fait entendre ces voix insoumises, reliées par leurs armes miraculeuses, le silence, la dissimulation, la patience, toute forme de résistance […] » – Valérie Marin La Meslée, Le Point
« Portée par la houle de son écriture tournoyante, charnelle et brodée de créole, la romancière haïtienne Yanick Lahens remonte le temps pour projeter à son tour la lumière sur ces “passagères de nuit”, ses aïeules. Non pas des vaincues, mais des éclaireuses. » – Elisabeth Philippe, Nouvel Obs
« La romancière nous offre un récit dual parfaitement équilibré et profondément féministe : nos héroïnes ne renoncent jamais à leur indépendance et à leur dignité, armées de leur bouclier spirituel, un coin de ciel azur où elles projettent leurs espoirs et leurs petites victoires. En toile de fond, Yanick Lahens nous fait revivre les horreurs de l’esclavage, la traversée obscène sur les bateaux négriers, l’arrogance et la cruauté à géométrie variable des planteurs blancs, la reproduction des rapports de castes chez certains ex-esclaves affranchis, l’essor du syncrétisme entre christianisme et tradition vaudou. » – Philippe Chevilley, Les Échos
« Plus qu’une saga familiale, Yanick Lahens signe un très beau livre où souffle le vent des origines de ces passagères de nuit qui déclarent : “Il y a tant de portes dans le monde qui donnent sur un autre monde.” » – Anne Michelet, Version Femina
« L’écriture de Yanick Lahens coule comme un torrent, charriant dans son flux les destins cabossés de ses ancêtres. Dès la première ligne de Passagères de nuit, un courant nous emporte, nous malmène et nous berce, nous secoue et nous caresse. » – Clémentine Goldszal, ELLE
« À travers le récit de deux femmes se battant pour leur liberté se dessine l’histoire d’Haïti au XIXe siècle. » – Stéphanie Janicot, Notre Temps
« L’écrivaine raconte la vulnérabilité des femmes, et face à celle-ci, la construction d’une force. » – Marie Chaudey, La Vie
Grand Prix du Roman de l’Académie française 2025
Prix littéraire Fetkann ! Maryse Condé 2025
Rubrique : Littérature française
Genre : Roman
Édition : Grands Caractères
Taille des caractères : 20
Type de typographie : Luciole
Nombre de pages :376
ISBN : 9791026908708
Format (cm) : 15.6/24
Éditeur : À Vue d'œil
24,00 €
