Antoine Sénanque
29,00 €
Adieu Kolyma
29,00 €
Kolyma : grand Est Sibérien, aux confins extrêmes de la Russie, où le froid atteint -60°C. C’est ici, le long de ces rivières, que les pires camps du Goulag stalinien furent construits. Ici aussi que Sylla Bach, l’héroïne de ce roman, est devenue « la tueuse de chiennes ». Internée neuf ans à la Kolyma, elle fut le bras armé des truands et des hommes du NKVD lors des grandes purges, puis celui des frères Vadas, chefs de l’impitoyable famille des transylvaniens à la tête des mines d’or de la région.
Quand le roman démarre, nous sommes en 1956 : Staline est mort depuis trois ans, les camps disparaissent, restent les mines. Tous les personnages du livre sont revenus vivants de la Kolyma : Sylla Bach ; Varlam, le vieux bolchevick qui l’a recueillie dans un orphelinat du Caucase et qui l’a formée ; les frères Vadas, Pal et Lazar, dont la haine réciproque tisse les fils de l’action ; Kassia, l’infirmière que Sylla a rencontrée et aimée là-bas. Parce qu’elle aurait trahi le clan, Sylla est condamnée à survivre dans les décombres de cette ville où la révolte vient d’être matée et à aimer Kassia de loin, en la protégeant sans qu’elle le sache. Elle la croyait à l’abri mais la sortie de prison de Lazar Vadas va réveiller les haines et l’obliger à reprendre la route et les armes pour aller retrouver sa liberté. De Budapest écrasée par les chars russes en passant par Kiev et Moscou, tous les personnages se retrouveront là où pour eux tout a commencé et tout devra finir : à Magadan, cœur de la Kolyma.
Exceptionnel et entêtant, Adieu Kolyma nous transporte dans l’une des régions les plus désolées du monde pour y jouer les dernières notes de la sonate Sylla Bach et mettre en scène un drame shakespearien dont tous les éléments sont présents : l’amour, la mort, la guerre ; les liens du sang rompus, la loi des clans trahie et les corps désunis.
Écoutez cet article
***
« Aux pires heures de la Russie communiste, une orpheline, devenue femme, étanche sa soif de vengeance en tuant. Antoine Sénanque signe ici une fresque d’une infernale beauté. » – Gilles Heuré, Télérama
« un voyage au bout de l’effroi en Sibérie » – Sud Ouest
« Nous entraînant aux portes du Goulag, Antoine Sénanque pousse ses personnages à la plus terrible des violences. » – Jean de Saint-Cheron, La Croix
« Le dernier livre d’Antoine Sénanque a la densité d’un grand reportage TV tant les séquences se succèdent à un rythme soutenu. Entremêlant le récit et de nombreux dialogues, sa plume révèle les personnages et les ambiances telle une caméra-stylo qui restitue les horreurs du système concentrationnaire de l’URSS. Ce roman noir, et non pas policier, est une plongée dans l’univers des clans mafieux de l’Europe de l’Est à l’époque post-stalinienne de la fin des années 1950. » – Bernard Morlino, Le Journal du Dimanche
« Un drame shakespearien au cœur de l’empire soviétique » – Jean-Rémi Barland, La Provence
« Apre, traversé par les fulgurances de la poésie, le roman Adieu Kolyma saisit la rudesse du goulag de l’Extrême-Orient de l’URSS. Avec cet opus dominé par le froid, nourri par les Récits de la Kolyma de Varlam Chalamov, l’écrivain Antoine Sénanque développe une intrigue sinueuse qui, située peu après la mort de Staline, met en avant des criminels hongrois qui captent l’or recueilli par les prisonniers, qu’ils soient politiques ou de droit commun. » – Daniel Fattore, La Liberté
« La Kolyma, à l’extrémité de la Sibérie, le pire du goulag, soit l’avant-poste de l’enfer : au-delà des témoignages de survivants, le roman d’Antoine Sénanque dit tout ce que les historiens ne pourront jamais dire. » – Philippe Barthelet, Valeurs Actuelles
Rubrique : Romans noir, polars et thrillers
Genre : Roman noir historique
Édition : Grands Caractères
Taille des caractères : 16
Type de typographie : Luciole
Nombre de pages :548
ISBN : 9782378288433
Format (cm) : 15.6/24
Éditeur : Voir de près
29,00 €
